OpenID : un malentendu en puissance?

20/04/2009

J’avais il y a quelques temps abordé ici les avantages liés à OpenID. Et j’apprécie de pouvoir utiliser une telle méthode d’authentification sur de plus en plus de sites. Pour rappel, il s’agissait d’utiliser, au lieu du traditionnel couple “login/password”, une simple URL - sur laquelle ont été installé quelques outils spécifiques - qui se chargerait de notre identité. Excellente idée, si ce n’est qu’il ne faut pas perdre de vue que la seule chose que prouve cette méthode, c’est que nous sommes bien l’utilisateur lié à l’URL en question. Ainsi, si je dispose d’un OpenID en http://example.net/olivier, alors je pourrais me connecter aux services compatibles comme étant ce fameux “example.net/olivier”.

Dans les derniers à avoir rejoint le train, il y a Google. Et c’est là que le bât blesse. La version Google ne respecte pas cette logique “une URL = une identité”, puisque tout le monde est censé utiliser la même adresse (http://gmail.com à terme, un truc plus cryptique en attendant). Et donc, toute solution OpenID qui se serait - assez logiquement - appuyé sur l’OpenID pour identifier l’utilisateur (plutôt que de stocker un nom d’utilisateur, on stocke une URL, le principe est assez similaire) va se retrouver incapable de fonctionner avec Google et les services du même type. Puisque tous les utilisateurs issus de Google seront nommés “https://www.google.com/accounts/o8/id”. Pas très sexy.

Leur approche a fait couler beaucoup d’encre depuis, et on trouve nombre d’arguments aussi bien pour que contre. Un point qui a été assez peu abordé, en revanche, c’est ce problème lié à la perte de l’unicité de l’URL. Selon certains, le standard OpenID n’impose pas une telle unicité. L’ennui, c’est que beaucoup des premiers consommateurs d’OpenID se sont appuyés sur ce postulat. Si réellement la spécification n’imposait pas cela, il eut été bon de le préciser dès le début.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Interrogations

Tableur OpenOffice & cumul d’heures

16/03/2009

Il est parfois pratique de faire, dans un tableau Calc, la somme de cellules représentant des durées (typiquement au format “HH:MM”).

Seulement, par défaut, ce format n’autorise pas plus de 24 heures. Si notre total excède donc cette valeur, on aura un résultat erroné (26:15 étant affiche “02:15″, pas très pratique).

La solution consiste à modifier le format de la cellule recevant le total, et de changer la chaîne du format de “HH:MM” en “[HH]:MM” (ou “[HH]:MM:SS si on veut les secondes également).

Astuces

Lost ya

13/03/2009

Les pertes de données sont un phénomène aussi ancien que l’informatique elle-même. Voire davantage.

Si nombre d’entre elles sont liés à des défaillances mécaniques et/ou logiques indépendantes de l’activité humaine, les plus “amusantes” - à condition d’avoir un esprit passablement tordu - sont celles liées aux diverses inattentions qui nous caractérisent. D’où la maxime Unix : “Il y’a deux sortes d’administrateurs, ceux qui ont déjà fait une bêtise en root, et ceux qui vont la faire”.

D’ailleurs, je me demande si le printemps ne serait pas un facteur aggravant dans ce genre de statistiques. J’en avais déjà fait une belle il y a quelques années, et je viens de réitérer. La recette? Un vieux Macintosh qui n’avait pas servi depuis un petit moment et qui ne voulait plus démarrer. Une tentative d’installation d’un second système sur une partition inoccupée du dit Macintosh. Et paf, il en profite pour me remettre à neuf la partition d’à-côté, qui bien évidemment contenant encore des données utiles, voire cruciales. Flutre.

Scories

De retour par minou

11/03/2009

Trêve de silence radio, c’est une énième tentative de relance de “Dust” qui a lieu devant vos yeux ébahis. Pour l’occasion, remise à neuf du moteur (Wordpress dernière version) et de la carosserie (un jolie thème fort générique). Et du “tuning” en perspective, pour essayer de rendre l’ensemble moins générique, justement.

Au passage, on notera la disparition tragique de l’encart Jamendo (il y a déjà bien assez de Flash sur le web, pas la peine que j’en rajoute) et les prémices d’une gallerie photo.

Pour ce qui est de la ligne éditoriale, l’idée est de mettre un terme aux jérémiades existentialistes (comment ça, “raté”?) pour se concentrer sur :

  • mes projets et réalisations techniques,
  • mes réflexions, idées et humeurs sur l’actualité technique.

De manière générale, les sujets qu’on peut s’attendre à voir traités ici :

  • logiciel libre
  • web sémantique et/ou social
  • messagerie instantanée
  • informatique géographique
  • relations entre tout cela et le “Monde Réel” ™.

Joie dans vos demeures.

Mondanités

Identi.ca passe en version 0.5

31/07/2008

En fait, c’est laconi.ca, l’application web open-source (AGPL3) qui motorise le site de microblogging, qui est mis à jour. Cette nouvelle version apporte notamment la gestion des langues - avec une traduction française incluse, ce qui n’est jamais à dédaigner. On peut désormais voir à quoi répondait un message, ce qui est aussi fort pratique.

On notera également l’apparition d’un nouvel onglet “Tags”, qui semble annoncer la possibilité d’attribuer des étiquettes aux messages. Mais pour le moment, je n’ai pas encore trouvé de moyen d’ajouter les-dits étiquettes.

Web social & libre

Introduction - authentification & sécurité

05/07/2008

Depuis plusieurs années qu’on nous en rebache les oreilles, on commence à avoir l’habitude de ce fameux “Web 2.0″. Si l’auteur de la formule originale doit grandement se féliciter (ou se maudire de n’avoir pas su la faire breveter, c’est au choix), force est de constater que le terme est assez creux, et le plus souvent utilisé à mauvais escient. Que n’ai-je pas tenté d’expliquer à tel ou tel technophile exalté que non, le glisser-déposer n’était pas la trouvaille de l’année, même dans un site web.

En revanche, il y a différentes facettes du Web qui tendent à vraiment innover. La première, qui joue les arlésiennes depuis bientôt dix ans, c’est le Web sémantique. En gros, c’est un ensemble de technologies qui permet de rendre nos merveilleux contenus (photos de vacances, éloge des Bains-Douches, opinion puérile et mal épaulée sur l’interdiction de fumer dans les restaurants, …) un peu moins obscurs pour nos ordinateurs. En gros, car je n’ai pas l’intention de rentrer davantage dans le détail pour le moment. D’autant que l’autre partie de ce “Web 2.5alpha13rc2″ s’appuie ici et là sur les trouvailles du web sémantique.

Cet autre, c’est le “Web social”. Personnifié par Facebook, Twitter et deli.cio.us (pour n’en nommer que quelques-uns), sa caractéristique numéro un est de mettre les gens en relation. Ainsi, si je peux stocker mes marque-pages sur le site de deli.cio.us, je peux aussi voir ceux de mes amis, et eux voir les miens. Bien évidemment, des mécanismes sont prévus pour nous permettre de contrôler ce à quoi nos pairs accèdent.

Sa caractéristique numéro deux, et c’est malheureux (bien que compréhensible), c’est d’essayer de nous rendre captif. Forcément, ces services sont gratuits et vivent essentiellement de la publicité - et particulièrement de publicité ciblée. Il faut bien admettre que pour un bijoutier, savoir que sa réclame sera faite auprès de monsieur dans la semaine qui précède l’anniversaire de madame, ça n’a pas de prix. Or, un site comme Facebook sait précisément tout cela : les relations entre les gens (qui est la madame de monsieur, et vice et versa) et une partie de leurs informations personnelles (dates d’anniversaires, notamment). À partir du moment où les utilisateurs sont consentants, on voit mal qui pourrait y trouver à redire.

Il y a - en fait - plein de choses à y redire. On s’en serait douté. D’une part, on a la nette impression que certains utilisateurs ne sont consentants que parce que mal informés. Quand on voit que la procédure d’inscription à Facebook se conclut par un message du genre “confiez-nous vos noms d’utilisateur et mots de passe de messagerie, et nous ajouterons automatiquement vos contacts”, et quand en plus on sait que des gens répondent à cette injonction par l’affirmative, on se gratte la tête. Et je n’ai pas rêvé : pendant ma phase “anti-Facebook” avancée, des gens dont j’ai perdu toute trace (si ce n’est qu’ils traînent encore au fond d’une vieille liste de contacts MSN) m’ont envoyé des invitations à me joindre à eux sur le Livre. Deeply shocking.

Pour rappel (mais ce genre de rappel ne semble jamais vouloir devenir inutile, hélas) : on ne donne pas ses identifiants. Jamais. À personne. D’abord parce qu’on ne sait jamais vraiment ce que la personne pourrait faire avec le compte concerné. Ensuite et surtout parce que - et on est tous plus ou moins dans ce cas - les mots de passes se recyclent, développement durable oblige. Qui prend la peine d’avoir un mot de passe différent pour chacun des sites auxquels il adhère? Quel intérêt à choisir un mot de passe extrèmement compliqué si vous le donnez au monde entier?

Car ne rêvons pas : sauf cas très particuliers, rien ne vous prémunit contre le fait qu’un site garde une copie “en clair” de votre mot de passe. Et on ne parle même pas des risques d’une interception par un tiers commodément installé entre vous et votre interlocuteur. Parmi les cas particuliers qui limitent la casse, il faut citer - outre les plus célèbres exemple de cryptographie à clé publique - le cas OpenID. Celui-ci se base sur une idée assez ancienne : l’authentification centralisée. Je m’authentifie à un seul interlocuteur, et tous les gens qui auront besoin de vérifier mon identité viendront d’eux-même la lui demander.

Il y a quelques années, Microsoft avait fait couler beaucoup d’encre éléctronique avec sa solution Passport. À partir d’un unique compte Hotmail, vous pouviez vous authentifier auprès de tous les services compatibles Passport. C’est-à-dire peu. Pendant ce temps, la concurrence avait eu la même idée. Par exemple, Google a fait en sorte que votre authentification sur Google Mail se propage aux autres services de leur suite. Bien évidemment, un compte Google n’est pas un compte Passport valide, et réciproquement. On était en train d’assister à la revanche de la balkanisation du Web : la persianisation de l’authentification.

Fort heureusement, une solution est en train de percer : OpenID. Une solution “neutre”, ce qui dans le cadre du conflit larvé pour le contrôle des bases d’utilisateurs est un énorme avantage. N’importe qui (d’un peu calé quand même) peut proposer un service d’authentification. Et il existe des gens qui ont mis en place de tels services gracieusement. Donc n’importe qui peut accéder à un tel service. Et n’importe quel webmaster peut décider de reconnaître les comptes OpenID. Ainsi, toute personne munie d’un tel compte pourra l’utiliser plutôt que de spécifier un énième couple “login/mot de passe”.

J’entends déjà ceux qui me suivent depuis le premier paragraphe (et particulièrement le maniaque qui était encore éveillé au moment du quatrième) objecter qu’un tel système est dépendant de ses “fournisseurs”. En effet, si myOpenID - un fournisseur en vogue - décide de fermer boutique ou de changer ses conditions d’utilisation, ses utilisateurs sont dans la panade. Mais ce n’est pas une fatalité. D’abord, on l’a vu, parce que n’importe qui peut monter un fournisseur d’authentification, s’il n’a pas confiance dans ceux du marché. Cela n’est pas très compliqué, et peut se limiter à mettre en ligne quelques fichiers PHP.

Bon ok, cela peut s’avérer compliqué, surtout si l’on n’a pas la moindre idée de ce dont je parle. Pour ceux-là, il a été prévu un système encore plus simple : la délégation. Les identifiants OpenID ne sont ni plus ni moins que des URLs. Par exemple, je pourrais me présenter comme http://tartempion.net. Pas très sexy, mais extrèment pratique parce que ça permet d’utiliser de nombreuses ruses propres à ces étranges machins pleins d’obliques qu’on utilise tous les jours. Et notamment, ça permet de mettre en place des redirections. Si j’héberge mon site familial sur http://tartempion.net, mais que mon fournisseur OpenID est myopenid.com, je peux indiquer au premier que si “on me demande” je suis chez ce dernier. Dans le pire des cas, il s’agit de rajouter deux lignes (spécifiques à OpenID) dans un des fichiers de mon site. Dans le meilleur des cas, le concepteur de mon site à prévu et le coup et j’ai juste un champ à renseigner. Et ainsi, si je souhaite passer de myOpenID à Vidoo, il me suffira de modifier mon site pour que tous mes comptes continuent à fonctionner.

Ceci est bel et bon, mais ne nous voilons pas la face : le système est efficace, mais jeune. La triste conséquence en est que - selon les mauvaises langues - il y a plus de fournisseurs OpenID que de sites qui permettent d’utiliser un OpenID. C’est probablement éxagéré, mais il est vrai plusieurs sites “à gros traffic” n’ont toujours pas passé le cap : Facebook, Google, Hotmail, … Nul doute qu’il ne s’agit là qu’une question de masse critique et de temps.

L’autre gros écueil d’OpenID, c’est que s’il centralise l’authentification, il centralise aussi tous ses problèmes. Le fournisseur OpenID - qui est libre d’utiliser la méthode qu’il souhaite pour vérifier l’identité de ses utilisateurs - a une grosse responsabilité. Si quelqu’un usurpe votre OpenID, il est tout puissant. Ici, deux axes de réponse : profiter du fait que l’authentification est unique (par session) pour la rendre aussi solide que contraingnante. Toutes les méthodes qu’on rechigne à utiliser pour ne pas agacer l’utilisateur à longueur de journée, on peut envisager de les employer ici : il ne devrait pas y être soumis trop souvent.

L’autre grande parade aux usurpations, c’est l’idée bien connue qu’il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. De même qu’on recommande, faute d’avoir un mot de passe par site, d’en avoir un par groupe de site - groupes qu’on construit en fonction de la confiance qu’on porte aux sites. Ainsi, je ne vais clairement pas utiliser le même mot de passe pour ma banque et pour le blog d’un copain. C’est pareil pour OpenID : les services critiques et les autres ne devraient pas partager la même authentification, sauf à avoir une confiance absolue dans le fournisseur (ce qui n’est vraiment envisageable que si c’est soi-même, diront certains).

Enfin, une lacune d’OpenID, c’est son incapacité à gérer l’autorisation. Si il sait bien répondre “tel utilisateur est authentifié”, il est incapable de dire si cet utilisateur a des droits particuliers. Ceci oblige les sites à garder une gestion d’utilisateurs, pour pouvoir faire correspondre les OpenID à des profils d’utilisation. En l’occurence, il ne s’agit nullement d’un oubli ou d’une limite, mais d’une autre problématique qui a vocation à être traîtée par un outil complémentaire : OAuth.

Web social & libre

Louis-la-Serrure

04/05/2008

Juste pour mémoire, par rapport à la conversation d’hier soir : c’est bien Louis XVI qui était féru de serrurerie, et non le vieux XIV (et fi de la dyslexie).

Guy Montagné n’est pas aveugle non plus.

Et tant pis pour ceux qui n’y comprendraient rien.

Mondanités

La tête hors de l’eau

20/04/2008

Parce que cela va faire un an que j’ai tout chamboulé.

Parce que le printemps, même s’il est plus symbolique que franc, a déjà un mois d’ancienneté.

Parce qu’on va ne quand même pas laisser une goûte de fiel gâter l’océan tout entier.

Parce que le temps est venu, mais comme y avait personne il est reparti.

Parce que …

Je ne suis pourtant pas à court de causes, mais j’ai un peu de mal à établir les conséquences, si ce n’est une impression bizarre d’étrangeté (ou l’inverse). En tous cas, écrire des trucs sans queue ni tête, ça détend.

Scories

Avanti la musica!

19/04/2008

Dans la série “je me refuse à la mort clinique de mon petit bout de web“, je vais essayer de vous faire découvrir (plus ou moins) régulièrement un album (issu de Jamendo).

Ca se passe sur le côté droit.

Cambouis

Late spring

12/04/2008

Il se sera un peu fait attendre cette année, mais on dirait que le printemps est de retour. D’un certain point de vue, c’est pas mal.

Scories