Geeksphone Zéro : premiers pas

Un peu plus d’une semaine après avoir commandé, je l’ai enfin reçu. Nouveau téléphone, donc. Basé sur Android, conçu en Europe (en Espagne, plus précisément) et « amical » envers les utilisateurs un peu avancé. En substance, ça veut dire que par rapport à l’immense majorité des téléphones vendus aujourd’hui, il n’y a pas besoin de pirater son propre téléphone pour obtenir les droits « root ».

Livraison par UPS, pas de souci (moins de 24h entre le départ de Madrid et l’arrivée en région parisienne).

. Le colis a l’air intact.

image

Dans l’emballage (moche et pas très rembourré) d’UPS, une toute petite boîte. Au dos, elle indique fièrement « Made in China, with a spanish heart »

image

Dedans, un espace vide et une salutation amicale. Pas aussi classe que l’emballage du Freerunner, mais ça donne quand même confiance dans le produit.

image

Bon. Et on va s’arrêter ici pour les photos. D’abord parce que j’ai la flemme, et surtout parce qu’il n’y a guère plus à montrer de l’emballage. Il est correct, mais sans rien de plus. Pas le genre d’emballage qu’on garde en souvenir/trophée. Poubelle, donc, c’est à ça que ça sert (et puis c’est du bon carton bien recyclable, ce serait dommage de s’en priver.

Dedans le carton, il y a juste ce qu’il faut : un téléphone, une batterie, un cable USB, un adaptateur « secteur/USB », des écouteurs et un livret « minimaliste ». On n’est toujours pas dans la surcharge de « packaging » : l’expérience offerte au déballage se limite à sa plus simple expression.

Ici, l’article effectue un saut dans le temps : comme tout appareil de ce type il faut commencer par le charger. Il y passera donc la nuit, et la demi-journée suivante pour faire bonne mesure.

Premier allumage, sans carte SIM (pas encore prêt à me passer de mon fidèle « Nokia-tout-con ») ni carte SD (je n’en ai pas sous la main) : si quelqu’un en doutait, c’est bien de l’Android. N’ayant qu’une expérience limitée de ce genre de terminaux – le HTC Desire du boulot est sympa, mais l’interface est très fortement modifiée par le constructeur – je découvre tranquillement.

Pas pavé tactile ou de touches directionnelles. Apparemment, c’est de plus en plus courant sur les androphones, mais j’ai un peu de mal à m’y habituer. Pas de flash sur l’appareil photo, mais je n’ai jamais considéré que l’appareil photo d’un téléphone était fait pour prendre des photos d’art. Prendre la plaque d’immatriculation d’un chauffard ou géoréférencer des éléments de paysage, c’est un peu tout ce que j’en attends.

L’écran est beaucoup plus petit que le Desire, mais au final les proportions du téléphone y gagnent : on l’a bien en main. Le bouton « on » peut sembler délicat au premier abord (j’ai vraiment cru qu’il allait falloir utiliser mes ongles), mais avec l’habitude c’est en fait assez pratique : il s’allume d’une simple pression quand on sait comment appuyer, mais il ne devrait pas trop s’allumer tout seul dans la poche.

L’interface est réactive. Je ne me souviens plus des caractéristiques techniques exactes au moment de rédiger cet article, mais il est notoirement moins musclé que beaucoup de ses confrères. Pour autant, il ne le montre pas trop. La petite taille de l’écran y serait pour quelque-chose, à ce que j’ai pu lire. En tous cas, on n’a pas l’impression d’avoir un sous-téléphone (encore heureux!).

Du coup, assez rapidement, j’ai eu envie de tenter le coup avec ma SIM. Une bête Mobicarte Orange, pas d’accès Internet, rien. Et ça fonctionne pas mal. Et, alors que j’envisageais d’attendre quelques semaines – et les mises à jour qui n’auraient pas manqué de sortir entre temps – avant de l’utiliser comme téléphone principal, j’ai sauté le pas. Par rapport à mon ancienne expérience avec le Freerunner, rien de commun : mes contacts ne se plaignent plus de la qualité sonore (et j’insiste souvent pour avoir leur ressenti à ce niveau) notamment.

J’étais initialement un peu inquiet à l’idée d’un androphone »rooté ». J’aime beaucoup l’idée de la liberté que cela procure, mais je n’étais pas certain d’avoir envie que toutes mes applications puissent faire n’importe quoi à bord. Naïf que j’étais! Il n’en est rien : les permissions d’Android (permission d’accéder à Internet, de lire les contacts, de passer un appel, …) s’appliquent comme sur n’importe quel androphone. Et pour l’accès au privilège du super-utilisateur, un message vient nous rappeler ses dangers à chaque fois (on peut demander à le cacher pour une application donnée, s’il est trop invasif).

Bon, tout n’est pas rose cependant. Si on en croit les forums, l’installation de la ROM Cyanogen7 (pour passer Android de la version 2.2 à la 2.3) pose quelques soucis, et n’est pas recommandée pour l’instant. Cela devrait s’arranger rapidement, mais je suis plutôt content de la version fournie par défaut (ou « Stock ROM »).

En revanche, l’installation des applications Google pose quelques soucis. Apparemment liés au fait que ma carte SD n’est pas reconnue en mode Recovery. Je n’ai pas encore bien exploré de ce côté-là. Idem pour ma batterie, dont l’affichage ne semble pas d’une fiabilité absolue.

En résumé, le Geeksphone Zero est un bon téléphone d’entrée de gamme. Sous réserve que les quelques problèmes dont il souffre actuellement ne subsistent pas de manière durable, il devrait pouvoir fournir une très bonne base à tous ceux qui cherchent un téléphone ouvert, mais capable d’assumer pleinement son rôle de téléphone.

Comments are disabled for this post